Je parlais la semaine dernière avec un pilote d'Avirex.Comme la plupart d'entre eux, une seule option s'offre à lui si il veut continuer à voler: accepter les conditions pourries de cette boite.
Je suis parfaitement d'accord sur le principe de démissioner, mais c'est un luxe qu'on ne peut se permettre qu'avec un paquet d'experience.Pas mal de pilotes Avirex ou de boites similaires ont peu d'expérience, et avec 1000 heures total, une qualif ATR ou B1900 et une licence US, on ne va pas bien loin en ce moment.
La frontière entre ce qui est faisable ou acceptable est bien mince, et il n'est pas toujours évident de savoir quand dire non.
La décision est rendue encore plus difficile quand on sait qu'en cas de refus, c'est retour à la maison sans boulot et sans chomage. En plus il est impossible de voler en Afrique en respectant des normes européennes. J'étais chez Zimex quand ils sont passés JAR : du jour au lendemain, on ne pouvait plus aller sur une partie des terrains (trop court), et on a arrêté certains vols en raison du carburant mini à l'arrivée imposé par le JAR. Les compagnies pour lesquelles on volait n'étaient pas vraiment ravies: obligation de rallonger la piste....
Une chose est sûre, c'est que notre boulot nous oblige parfois à faire des sacrifices pas toujours très intelligents