Manflex, tu as passé trop de temps en Angleterre. C'est sûr qu'à côté d'huîtres chaudes au chocolat ou de hareng saur chantilly, un petit ver de terre bouilli (avec de la sauce à la menthe? pauvre bête!!!)au milieu d'un crew meal a l'air plutôt apétissant.
Coppelia, la situation est peut-être grave, mais elle existe depuis un moment déjà, et quand les crew meals sont frais (pas plus d'un an après la date de péremption), ils sont de toute façon un défi aux règles de base de la diététique aéronautique.Quand tu reçois ton repas encore brûlant sur tes cuisses rougies par des anées de mets servis trop chauds, tu t'aperçois que tous les ingrédients déconseillés avant un vol sont réunis devant toi en une sorte de gloubiboulga malodorant et privé de toutes ses vitamines par réchauffement successifs. De toute façon, on est trop gros!!! j'ai pris 10 kg à force de bouffer ces concentrés de gras servis à bord, et , maintenant, quand j'appelle mon hôtesse pour lui commander une petite collation, c'est uniquement pour bavarder, je ne touche plus à la bouffe. De toute façon j'amène des sachets de nouilles déshydratées dpuis un bout de temps; depuis que les grands génies de ma boîte ont eu la merveilleuse idée de nous faire livrer des plats à réchauffer dans des barquettes plastiques: ils pensaient qu'on avait un micro-ondes à bord. Comme personne ne s'est porté volontaire pour tenir les plats à bout de bras devant le radar et que l'osso buco froid, c'est moyen , on a jeuné.
Quant au crew incapacitation, ne t'en fais pas ,on a tous survécu à l'Afrique, voire à l'Angleterre, et personnellement, à part un roulé boulé Belmondesque pour sortir du cockpit direction les toilettes en plein décollage, il ne m'est rien arrivé.