PPRuNe Forums - View Single Post - mal vu aux us
Thread: mal vu aux us
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Old 26th February 2003 | 11:12
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ShenziRubani
 
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From: Naples, FL
J'adore ce genre de débats qui ne mènent nulle part, et je voudrais ATC Watcher, JuliettePapa et Manflex pour leurs commentaires. Il n'est pas besoin d'être anti-américains pour être français et vice-versa.
Porco, je ne te connais pas et je ne voulais pas t'offenser non plus. Je comprends tout à fait que tu sois vraiment concernés par les massacres à venir, mais le problème est que cela ne va pas s'arreter à l'Irak, la Tchechenie, l'Algérie ou autre. Cela ne va jamais s'arreter. Alors, que ce soit pour le pétrole ou pour une certaine securite que cela entrainerai, faut-il intervenir et se proteger d'un future à risque, ou laisser faire, ne pas s'ingerer et attendre que quelqu'un onus frappe avant de réagir. Je pense que nous avons tous un avis different sur ce sujet, et tant mieux, c'est ce qui fait la richesse de notre monde, sa diversité d'opinion.

Doudou, je suis d'accord avec toi, la Seconde guerre à aussi été gagnée grace aux nombre de soldat russes qui ont été sacrifié. Et non, il ne nous le rappelle pas tous le temps comme le font les américains, et trés souvent les anglais, mais aussi surement parce que jusque là, les russes étaient de l'autre côté du rideau.
Quant à l'attaque d'Iroshima, je pense que là encore les livres divergent, et c'est sûrement vrai, mais, le saura t-on vraiment. Quant aux petits irakiens, alors là, tout à fait d'accord, cela n'a jamais été le soucis de qui que se soit, et surtout pas du gouvernement US, mais ni de la France ou la Russie. Tu sais en '91 c'était un peu plus compliqué, il fallait maitriser Saddam, mais pas l'achever non plus car a cette époque, il y avait risque que l'Iran des mollah prennent le pouvoir au travers des partis shiites du Sud. Alors comme geste symbolique, les français et les anglais ont envoyé des hélico aux portes de Baghdad, avec des legionnaire et des desert rats, et ont juste trempé les drapeaux de régiment dans le fleuve. Geste symbolique. Ici encore, personne n'y va pour les petits irakiens.

Alors là Cumulo, je suis content de ton post. Tu fais avancer les choses, et montres comment fuir les débats à travers l'insulte. Que tu te permettes de juger mon orthographe (c'est une manie chez toi, tu t'en était déja pris à Juliette Papa sur ce sujet si je me souviens) - c'est une obsession? Tu voulais faire prof et tu as raté le concours ou quoi? Le français n'est pas ma langue maternelle et je pense que je le parle assez bien pour quelqu'un qui n'a pas vécu dans ce pays magnifique depuis '94. Mais bon, je te laisse seul juge de cela car tu as l'air d'y tenir bcp.
Quant à mon niveau intellectuel, alors là, je me rends! Il n'y a vraiment rien que je puisse dire, ou faire, qui pourrait changer quoique ce soit dans ce que tu écris. Tu dis aussi : "- Le FN comme tu aimes si bien le répéter, trouve la majorité de ses électeurs dans des individus comme toi: Ignorant, borné,et de mauvaise foi." Ah, donc vue les résultats de votre éléctions présidentielle, c'est de pret de la moitié des français dont tu parles, je pensais que ce genre de qualifications, tu les gardais surtout pour les américains. Heureusement qu'il y a eu 82% au second tour, ça c'est de la démocratie. Comme au Zaire à l'époque, Mobutu ou rien.
Bon, je m'excuse, j'exagère encore. Hé Cumulo, tu pourrais me corriger avant que j'envoie le post.

Grosses bises les filles

Article du Monde:
"Au Palais Bourbon, le droit de veto inquiète les députés de la majorité
Attention , ligne jaune ! La mise en garde n'est pas aussi crûment énoncée. Mais, en France, la majorité UMP multiplie les signaux en direction du chef de l'Etat et du gouvernement pour tenter d'éviter l'utilisation du droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU face à une nouvelle résolution des Etats-Unis justifiant une intervention armée en Irak. Aux yeux de l'UMP, ce veto s'apparenterait à une forme de jusqu'au-boutisme, le risque étant de créer une fracture avec les Etats-Unis et certains pays européens.

Hier véhiculé par quelques élus atlantistes, ce discours est dorénavant relayé par les principaux dirigeants du parti de Jacques Chirac, Alain Juppé, son président, en tête.

Ce dernier devait faire entendre cette "petite musique" à la faveur du débat consacré à l'Irak organisé à l'Assemblée nationale mercredi 26 février. Certes, M. Juppé ne devait pas aller jusqu'à exclure formellement le recours au droit de veto. Parce que "la question n'est pas à l'ordre du jour", a-t-il expliqué au Monde, mercredi matin, en soulignant que, pour l'heure, "une majorité au Conseil de sécurité s'oppose à une intervention". Devant le bureau politique de l'UMP, mardi soir, l'ancien premier ministre n'a toutefois pas exclu que la France puisse soutenir une intervention militaire dans le cas de "provocations" irakiennes. Face aux députés, M. Juppé devait déclarer - selon Jacques Barrot, président du groupe à l'Assemblée - qu'"il vaudrait mieux ne pas avoir à se servir de ce droit de veto".

Mardi, le bureau du groupe parlementaire UMP a consacré une bonne partie de sa réunion hebdomadaire à la question du droit de veto. "Une inquiétude et une évaluation des conséquences se sont manifestées", a reconnu Bernard Accoyer, vice-président du groupe. M. Juppé, mais aussi Edouard Balladur, ancien premier ministre, ont souligné qu'en arriver au veto marquerait une fracture des relations avec les Etats-Unis. Ce discours était tenu depuis plusieurs semaines par des députés UMP comme Alain Madelin (Ille-et-Vilaine), Pierre Lellouche (Paris) Jean-Jacques Descamps (Indre-et-Loire), Hervé Mariton (Drôme), Hervé Novelli (Indre-et-Loire), ou Axel Poniatowski (Val-d'Oise).

"Le veto est inenvisageable, martelait lui aussi, mardi, Claude Goasguen (Paris). On ne va pas casser l'ONU et l'Europe pour sauver un tyran." "Nous avons pris en compte ce souci de ne pas voir casser inutilement la relation avec les Etats-Unis", admet M. Barrot, pointant la nécessité de "ne pas aller jusqu'à se fâcher avec les démocraties occidentales" et ajoutant : " on aura besoin des liens transatlantiques pour construire la paix demain".

"Notre position progresse", s'est félicité M. Mariton. Reçu mardi soir par Dominique de Villepin "avec d'autres parlementaires dubitatifs", celui-ci estime que le ministre des affaires étrangères "est conscient"des problèmes soulevés. "Mais il reste sur sa ligne balancée", constate-t-il.

En face, la gauche, et notamment le PS, s'efforce de maintenir sa détermination. "Jusqu'au bout", la France devra s'opposer à toute intervention américaine, en utilisant, s'il le faut, son droit de veto. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, devait explicitement y faire référence dans son discours, mercredi, à l'Assemblée.

"Les divisions de la droite, qui craint de se fâcher avec les Américains, affaiblissent la position française", juge-t-il. "Le recours au droit de veto n'est pas une mauvaise manière d'en découdre avec les Etats-Unis, poursuit-il. Nous sommes opposés à la guerre : si une nouvelle résolution devait être déposée pour justifier une intervention et que nous n'ayons pas la majorité à l'ONU, alors il faudra que la France utilise son droit de veto."

Cette détermination affichée du PS, qui revendique "sans complexes"son soutien à la ligne actuelle défendue par M. Chirac, n'empêche pas quelques précautions. Soucieux de ne pas para'tre isolé, le PS a évoqué mardi soir, lors de son bureau national, l'idée d'organiser un meeting, début mars à Paris, avec les responsables socialistes européens antiguerre.

Un peu plus tôt, dans la matinée, des parlementaires socialistes, au sortir de la réunion de leur groupe, ont plaidé pour l'envoi d'une délégation aux Etats-Unis. "Nous devons montrer que nous ne sommes pas des anti-américains primaires et que nous ne confondons pas Bush avec le peuple américain", affirme Julien Dray. Au même moment, Jean-Michel Boucheron, député (PS) d'Ille-et-Vilaine et membre du parlement de l'OTAN, s'appliquait à expliquer à Howard Leach, l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris invité à rencontrer des parlementaires français : "Nous sommes très ennuyés. Imaginez que vous soyez confrontés à un ami proche, voire un frère, qui s'apprête à faire une grosse bêtise..." Pour une très grande majorité de socialistes, a encha'né M. Boucheron, les liens historiques avec l'allié américain ne sauraient atténuer l'opposition à "une guerre du bon plaisir".

Après avoir publiquement invité à ne pas "humilier l'Amérique", Pierre Moscovici, proche de Dominique Strauss-Kahn, se dit aujourd'hui partisan de s'opposer "par tous les moyens" à une intervention armée américaine. "On ne peut pas raisonner seulement en termes de répercussions qui, certes, peuvent être énormes au sein de l'Union européenne, de l'OTAN et de l'ONU, affirme l'ancien ministre des affaires européennes. Il faut assumer cette phase de tension avec les Etats-Unis et reconstruire derrière. Il y aura un après-Bush."

Pour l'heure, la position exprimée par Bernard Kouchner, le 6 février, sur RTL, qui "voyait mal la France se désolidariser de la lutte contre un tyran", est minoritaire au PS."
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